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samedi 31 décembre 2016

Bilan 2016, objectifs 2017

Il est de tradition de profiter de cette période pour dresser un inventaire de nos projets réalisés ou pas et décider ce que nous ferons de l'année suivante.

Voici mes résolutions 2016 et les résultats. Finalement, ce n'est pas si mal :

1)                  Finir Colonie(s) et le soumettre aux éditeurs
       C'est fait, du moins le tome 1, qui attend encore des réponses. Ecole de patience. Mine de rien, ça fait tout drôle de tenir une version reliée dans ses mains, même si ce n'est encore qu'une impression sortie de photocopieuse.
2)                  Commencer un autre projet : déjà, la suite de Colonie(s), ça sera pas mal.
      Fait aussi, j’ai commencé le tome 2 qui attaque par une série de scènes que j'espère percutantes (mais pas faciles à écrire). Toujours autant de plaisir avec ce projet.
3)                  Si vraiment je suis méga super balaise : Ressortir mon projet de série fantastico-chorégraphique.  (mais là, je n’y crois pas, les deux premiers points sont déjà énormes)
       Nan mais, ‘fallait pas rêver, non plus. Ce sera un texte coton à écrire, et il faudra que j'en retravaille le synopsis avant de me lancer : il tiendra de l'exercice d'équilibriste.
4)                  Faire au moins une relecture de roman pour un auteur
       Réussi, largement : Trois alpha-lectures de romans, plus des nouvelles et un autre début de roman (tout ceci mis bout à bout, j'ai dû travailler sur plus de deux millions de signes et pour cinq auteurs différents). J'apprends à chaque fois que j'ouvre le manuscrit d'un-e autre. Mais je vais ralentir fortement en 2017 parce que pendant que je fais ça, je ne travaille pas mes textes.
5)                  Attirer du monde aux Aventuriales !!!
       Réussi, mais bon, c’est un travail d’équipe donc je pense que je sucrerai l’objectif Aventuriales pour 2017. Il n’a finalement pas à figurer ici
6)                  Continuer à participer autant que possible au comité de lecture de Gandahar. C’est utile et formateur.
   Ah non, Là, si j’ai lu 5 nouvelles dans l’année, c’est le bout du monde. Je me désengage de cette partie pour l’an prochain, je n’y arrive plus
7)                  Continuer à NE PAS écrire de nouvelles… à part pour les 24h. Ca me bouffe trop même si ça me réussit pas mal. 
     Pas difficile de réussir ça. J’ai quand même fourni une nouvelle pour un projet secret, (qui sortira peut-être un jour)
8)                  Coté salons, limiter les déplacements au strict nécessaire/vital : Imaginales, Utopiales. Je vais de nouveau avoir besoin de temps pour moi, autant pour écrire que pour régler les questions administratives, organisationnelles et autres qui suivent un décès. Pas drôle, mais indispensable malheureusement.  
      Fait, je suis allée aux Imaginales, aux Utopiales, aux 10 ans de Cocyclics et c'est tout ! Du coup, j'ai dégagé le temps nécessaire à mes obligations et je suis en train de terminer de vider la maison de mes parents, les travaux de rénovation ont commencé. Je dis "Ouf", c'était un très gros morceau.

En publication, presque rien, à part la réédition de ma première nouvelle, Fers et Talons, dans le Gandahar hors série "Aventuriales". Une autre nouvelle devait sortir en 2016, qui attend depuis 2015, je commence à me dire que c'est mort pour elle... Plus que modeste, donc.

Pour 2017, mes objectifs sont simples mais ambitieux (à mon échelle)

1)      Finir le premier jet de Dans le cœur d’Eltanis pour fin mai. On parle d'un premier jet à 600 ksec minimum et de la conclusion de Colonie(s). Des fils narratifs à clore de façon satisfaisante pour mes personnages qui m'accompagnent depuis 4 ans (et pour certains bien plus encore). Comme il me vient de nouvelles idées chaque fois que je m'installe derrière mon clavier, je me demande si cet univers ne générera pas d'autres textes par la suite. 
2)      Le corriger et l’envoyer en relecture à mes alpha-lecteurs et lectrices (mettons en septembre) : j'aimerais que ce ne soit pas un monstre, et qu'il n'occupe pas plus de volume que son illustre prédécesseur (800 après corrections). Plus c'est gros, plus c'est long de travailler dessus (se le répéter comme un mantra)
3)      Commencer un autre projet quand je laisserai Eltanis se reposer : et là, j'ai de tout en rayon "envies" : de la série, du roman (en un volume !), en fantastique et fantasy. L'embarras du choix. Cependant, l'exercice est difficile pour moi car je ne sais pas alterner mon travail sur deux projets en simultané. Quand je suis immergée dans un monde, je n'arrive pas à zapper sur autre chose. Donc, pendant que je travaillerai sur ce nouveau projet, j'aurai tout intérêt à prendre de nombreuses notes car, au retour des relectures d'Eltanis, je repasserai dessus et je laisserai projet numéro deux en jachère.
4)      Aller aux Imaginales et à la Convention Cocyclics, et c’est tout, pour garder le temps d’écrire. Décision à double tranchant. Quand on écrit, on fait un travail solitaire et rencontrer celles et ceux qui font le même est une bouffée d'oxygène. Mais je vais quand même rester en retrait un an de plus. Il faut que je me crée une sorte d'amorce de textes, pour avoir des projets d'avance. Ils ne s'écriront pas tout seuls.
5)      Écrire une nouvelle (j’ai une idée que j’ai commencé de rédiger, cela ne devrait pas trop m’écarter de mes projets longs) : j'en ai relu le début hier soir et elle me plait bien. Du fantastique, ça fait longtemps que je n'en ai pas écrit et ça me manque.

A titre personnel, deux gros chantiers qui vont encore me demander du temps, mais vraiment sympas :
6)      Finir la rénovation et mettre la maison de mes parents en location. Voilà qui s'appelle le bout du tunnel.
7)      Rénover et aménager mon salon (et ma chambre, si on en a le temps.). Quand on est une famille de lecteurs, cela suppose de s'équiper en conséquence... (soupir) Autant j'arrive maintenant à me défaire des livres que je n'aime pas, autant je suis incapable de donner un ouvrage sous prétexte que je l'ai déjà lu (surtout s'il m'a plu). Dans la mesure où je n'ai jamais cessé de lire depuis l'enfance (j'ai beaucoup emprunté en bibliothèque à une époque), et où aujourd'hui j'achète tout ce que je lis, je vous laisse imaginer le nombre de mètre-cubes qu'il faut que je case.

 Je vais essayer de tenir mes résolutions et de faire de 2017 une année d'accomplissements après 2016 qui fut plutôt une année de fondations. J'aimerais aussi retrouver une forme physique qui me manque cruellement en ce moment. Question, là aussi, de volonté (et d'emploi du temps un peu moins bousculé, mon dernier trimestre 2016 a été très dur professionnellement). Allez, on y croit !

Je vous souhaite à vous toutes et tous, et à ceux que vous aimez, une très bonne année 2017 !!
PS : mon chéri de Woodcock m'a fait chiche de rajouter de le couvrir de bisous. Voici donc une résolution 2017 de plus (fastoche). :)



samedi 24 décembre 2016

Le jour des Tartines de Thierry Fernandez



 Cela faisait longtemps... un petit retour de lecture :


Titre : le jour des tartines

Auteur : Thierry Fernandez

Éditeur: Voy’el collection E-court

A lire absolument si on aime :
- la science-fiction
- l’humour
- la pataphysique


l'avis du critique :

Le ton de cette nouvelle de science-fiction est un subtil mélange de sérieux et d’humour.  L’idée loufoque de départ est traitée comme un reportage. L’auteur multiplie les clins d’œil à la geek-culture que ce soit au travers de ses personnages que de son monde futuriste, truffé de petits détails. Ce peut être un exercice amusant que de les traquer pour les identifier, d’ailleurs ! Essayez, vous verrez !

Les personnages sont bien campés et l’alternance de leurs points de vue contribue au dynamisme du texte. Mention spéciale pour la Française ^^ qui vaut son pesant de tartines.

Le style est direct et le vocabulaire précis, ce qui permet une lecture fluide et malheureusement trop rapide, mais c’est le défaut des nouvelles intéressantes.

Et non, je n'en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher les surprises que vous réserve ce texte !  (de l'art d'écrire une chronique sans parler du fond de l'histoire...)

En conclusion, une bonne lecture à ajouter dans sa liseuse si l’on veut enfin percer certains grands mystères de l’univers. ;)

vendredi 23 décembre 2016

De mes legos de quand j'étais petite




En rangeant et triant la cave de la maison de mes parents, je suis retombée sur un trésor de mon enfance : mes légos. Ce jeu de construction a été un de mes jouets préférés, je construisais et déconstruisais des maisons, des châteaux, des tas de trucs. 
Comme j’étais une petite fille soigneuse (surtout à partir du CM) je conservais les boites, et on y trouve encore parfois les notices, toutes les pièces et même les publicités de l’époque. Vous savez, ces petits catalogues qu’on trouve parfois dans les boites de jeu ? J’en ai retrouvé un qui date de 1974. J’avais 10 ans  à l’époque. En le lisant et en le parcourant plus de 40 ans après, je me suis dit que cette petite trouvaille méritait largement un billet, surtout que nous sommes à la période de Noël. 

Alors, le look fait très années 70 (la couronne de fleurs, hum, ça le fait moyen. A 10 ans, j’ai dû trouver ça très ringard), autrement le discours est quand même pas mal intéressant. Quand on l'ouvre, ça donne ça : 



La première chose qui saute aux yeux, c’est l’absence de rose. Ce rose chamallow qu’on assène aux petites filles dans la presse et dans les magasins aujourd’hui. Ce rose qui veut dire : « T’es une fille » voire « T’es QU’une fille ». Ce rose infamant pour les garçons qui snobent souvent les pages de catalogues de jouets « réservées aux filles ». En 1974, regardez bien, il n’y en avait pas. D’ailleurs, je n’en portais pas, à part sur les robes de princesse que ma mère me cousait (et attention, j’étais plus souvent la reine qui commande, que la princesse qui minaude). J’ai eu du rouge, du bleu marine, du blanc, du vert, des tas de couleurs, mais du rose… c’était une couleur réservée à certaines occasions (ah si ! j’ai eu une robe longue blanche et rose pour le mariage d’une cousine. Oui, longue, c’était la mode à l’époque)
Donc des couleurs franches. Pas de mièvrerie.


là où il y a une croix, c'est que je l'avais...
Ensuite, les thèmes : là, c’est plus mitigé côté modernité/non sexisme. La brochure met l’accent sur la famille (papa, maman, les enfants : à l’époque, les divorces étaient rares, et les couples homosexuels tabous. Une autre époque, on est d’accord), sur la maison, avec ce que ça peut signifier en sous-main de répartition des rôles entre la maman et le papa, mais regardez les photos : on invite la petite fille à construire des maisons, à jouer avec des voitures, des avions etc. J’ai eu une boite avec un moulin à vent à construire, j’adorais ce truc un peu sioux à monter. On n’est pas venu m’offrir un carrosse rose tiré par des licornes… !! Beuârk !
 


































Mais le plus intéressant, c’est le dos de la brochure :





 où l’on dit que les garçons peuvent autant jouer à la poupée que les filles au vaisseau spatial. En 1974. Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas l’impression qu’on ait fait évoluer dans le bon sens la façon dont on propose des jouets aux enfants. Pour Lego, à l’époque, on pouvait offrir les mêmes boites aux filles qu’aux garçons.
Un autre bémol : le premier paragraphe qui sous-entendrait que les filles sont moins habiles que les garçons. Là, je rigole doucement (quand je vois le nombre de mes copines qui ont des doigts d’or et pas seulement pour les travaux d’aiguilles... j’en connais une qui a construit le bassin extérieur de ses poissons, elle se reconnaitra)
Enfin, voilà. Peut-être qu’à l’époque Lego cherchait juste à attirer les petites filles dans les jeux de construction pour élargir son marché. N’empêche, j'aimais bien cette idée que fille ou garçon pouvait bien jouer à ce qui lui plait.

dimanche 4 décembre 2016

Tourner une page de sa vie



 A l'heure où bien des gens se préparent à Noël, accompagné ou non de la fête chrétienne symbolisant le partage et le renouveau, je sombre tous les ans dans une tristesse profonde. J'ai perdu plusieurs membres de ma famille en novembre et en décembre, ça n'aide pas à avoir envie de sauter de joie.
Cette année, je suis en plus en train de terminer de vider la maison de mes parents. C’est une tâche difficile à la fois par la masse de travail qu’elle représente que par la flopée de souvenirs et de sentiments qu’elle soulève. J’ai longuement repoussé l’échéance, le moment où l’on se dit « Il faut en finir ». Une association va bientôt venir emporter meubles et objets que je ne peux pas et, au fond, ne souhaite pas garder. C’est l’histoire de ma famille qui va partir dans ce camion. J’espère que les personnes qui récupèreront ces objets seront aussi heureux et unis que nous l’avons été.
Je crois vraiment qu’être entourée dans ces moments a été salutaire pour moi. Je n’ose penser à ce que j’aurais vécu sans mon mari, mes fils, et mes amis, pour arriver à prendre toutes les décisions : je garde, je donne, je jette… Tous ces tiroirs où je n’étais jamais allée fouiller et où j’ai découvert des vieux papiers, des lettres et des photos m’emportent vers des décennies d’histoire. Pour certaines, je ne sais pas quelle personne elles ont immortalisées, et parfois j’ai un coup au cœur quand je constate qu’il s’agit de la dernière photo connue de tel ou tel proche. Je trouve parfois des notes dont je ne peux m’empêcher de penser qu’elles ont été laissées là à mon intention, « quand le moment sera venu », et cela me bouleverse.
J’en ai de pleins sacs chez moi maintenant : des souvenirs, des choses que je ne veux pas jeter car j’ai envie que mes enfants sachent qui étaient leurs grands-parents et leurs oncles au-delà de ce qu’ils ont connu à leurs côtés.
A regarder les photos, je retrouve le sourire. Il est vrai qu’on ne prend pas d’images des moments tristes, des maladies et des enterrements. J’ai eu pourtant vent d’un projet photographique d’un homme qui a continué de photographier sa femme atteinte d’une maladie incurable jusqu’au bout. Je crois qu’il l’avait fait pour lui montrer qu’il l’aimait encore même souffrante, même abîmée, même mourante. Notre façon de faire face au malheur diffère selon notre capacité à surmonter les choses. Peut-être aussi en fonction de nos moyens d’expression favoris.
Ma mère écrivait beaucoup. Je crois qu’elle a écrit son journal toute sa vie. Je n’y prêtais guère attention à l’époque, mais maintenant que j’ouvre ces pages, je découvre qu’elle racontait tout : les évènements tout simples et les bouleversements, les bonnes et les mauvaises nouvelles. C’est presque terrifiant de se dire que je dois avoir le déroulement de sa vie depuis les années 70, au moins, avec tout ce qui s’est passé sur quarante années. Je ne pense pas que je jetterai ces agendas garnis de son écriture nerveuse et claire. Mais je ne sais pas si j’aurai un jour le cran de tout lire. La mémoire adoucit les souvenirs avec le temps et la capacité de résilience de notre cerveau nous préserve et nous aide à oublier les tsunamis de nos existences… Se replonger dans les évènements comme par un voyage dans le temps, c’est un vrai thème de SF mais est-ce une bonne idée dans la vraie vie ?
J’ai retrouvé certains objets dont j’ai éprouvé le besoin de les prendre une dernière fois dans mes mains pour en retrouver les sensations, comme ces moufles multicolores que ma mère m’avait tricotées quand j’étais encore à l’école. Je les ai même passées, mes mains n’ont pas autant grandi que je le pensais. J’ai retrouvé le côté un peu rêche de cette laine, l’épaisseur du tricot et admiré les petits détails de décoration que ma mère ne manquait jamais d’ajouter. Maintenant, je peux les jeter sans regret, elles sont un peu abimées, sentent le moisi et leur style ne correspond plus à ce qui plairait aujourd’hui à une petite fille. Et puis je ne peux pas tout garder.  J’ouvre des boîtes, des sacs. Je retrouve les chutes de tissu des robes que ma mère cousait, ses patrons, les restes de laine de pulls que j’ai portés ou vu porter par mes proches. Conserver toutes ces choses ne les fera pas revenir mais leur dire adieu m’est nécessaire.
Je touche au bout de l’exercice. La maison a perdu son caractère, son aspect habité pour être maintenant peuplée de sacs, de cartons, et de meubles étiquetés. C’est de moins en moins difficile et je n’ai plus l’impression de piller la demeure de mes parents mais bien de me livrer à une opération de préservation de l’essentiel. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’en sors sans blessure. Le temps sera mon ami, comme toujours.
J’espère qu’une fois ces ultimes tris effectués et la maison rénovée, quand cet endroit ne sera plus la maison de mon adolescence où j’ai été si heureuse, mais un juste un patrimoine immobilier pimpant qui accueillera une nouvelle famille, j’arriverai à tourner la page et à regarder vers l’avenir plutôt que vers le passé. Néanmoins, je ne me fais pas d'illusion : le temps du deuil a son rythme à soi, très éloigné de celui de nos vies modernes. Et les larmes ont encore le droit de couler des années après.

jeudi 1 décembre 2016

Ma bande-son pour écrire




Si vous me suivez un peu sur Facebook, vous avez peut-être remarqué un post où je soupire de ne pas arriver à débloquer l’écriture d’une scène que je ne sens pas, puis celui où j’annonce que j’ai trouvé la solution en écoutant de la musique.

Il faut dire que je n’ai pas écrit de premier jet depuis un bon moment et que je dois retrouver mes réflexes de « bouillonnement ». Quand je suis dans cette phase de l’écriture, je peux avoir un côté zombie : mon histoire finit souvent par m’obséder et j’attends avec impatience d’avoir un moment de temps libre pour coucher mes idées sur le papier. Le reste du temps, sauf obligations professionnelles ou autres, mon cerveau bouillonne.

Sauf qu’en ce moment, ça bouillonne moyennement. J’ai trop de soucis et de casseroles sur le gaz pour arriver à cogiter en tache de fond sur mon roman pendant que je fais autre chose. Du coup, quand je me trouve derrière mon clavier, il faut un peu aider le processus pour que ça vienne.

J’ai suivi un très intéressant atelier sur la créativité récemment où nous avons pratiqué le brainstorming, mais c’est moins d’idées dont j’ai besoin que de me mettre dans de bonnes dispositions pour écrire. Pour cela, la musique m’aide beaucoup.

Alors, je me suis dit que ce serait rigolo de partager avec vous ma bande son, celle qui illustre mes personnages et mes histoires.

1)      Les BO de films

J’en ai un paquet, j’adore le cinéma de genre et leurs musiques de films donc en ce moment, je suis très :

-          Le dernier des Mohicans : à la fois épique et romantique, elle m’a aidée dans plein de scènes avec les Tanissiens (les souterrains, les scènes avec Petter, etc)

-          Game of Thrones (Ramin Djawadi) : les deux premières saisons ont offert de belles partitions. Bon, je boude la série depuis que j’ai abandonné en cours de saison 5… n’empêche qu’une scène de bataille là-dessus, ça fonctionne bien.

-          Idem avec la BO des films du Seigneur des Anneaux, dont les feux d’alerte (un grand frisson, ce moment-là)

-          Eric Serra : en vrac le 5ème élément, incontournable pour moi et Léon, très bien si on veut écrire une scène dérangeante.

-          Pour décrire la façon de communiquer des Augmentés, cette étrangeté pour moi, pauvre humaine ordinaire non transformée, la BO de Innocence, est parfaite (il me semble que cet anime est un spin-off de Ghost in the shell)

-          Abyss : le film est magnifique, la musique aussi.

-          Les BO d’Iron Man, le un et surtout le deux, qui est plus noire que celle du un (Ramin Djawadi)



2)      Les artistes

-          Marillion : l’album Marbles est un des dix meilleurs albums de mon panthéon personnel. Du rock progressif très évocateur : je l’utilise surtout pour écrire du fantastique (Invisible Man, par ex, est une chanson de fantastique, sans le moindre doute)

-          Tori Amos : tout, une de mes chouchoutes

-          Kate Bush : l’impériale. Tous les albums, sauf ses derniers qui me dépriment. Une authentique créatrice avec un culot invraisemblable et une voix incomparable.

-          Du Led Zeppelin, Scorpions, ACDC, Kiss : pour les scènes qui dépotent, rien ne vaut des riffs bien méchants (pas forcément en écrivant, mais j’ai des images qui me viennent avec ces musiques-là)

-          Terence Trent d’Arby devenu Sananda Maitreya : un artiste hors du commun (avec des morceaux complètement psyché mais c’est ça qui est bon) et une des plus belles voix de la pop

-          Madonna : rigolez pas, elle a eu au début de sa carrière quelques très bons albums comme True Blue et Like a prayer. Et son album Ray of Light comporte la chanson Nothing really matters, qui est la bande son de Clara.

-          Laurie Anderson : pour écrire du bizarre, le titre Born, never asked, m’a toujours inspirée.

-          Nightwish : je dois rendre grâce à mon fils ainé qui m’a mis leur dernier album entre les mains, c’est une merveille d’inspiration, là aussi parfaite pour les scènes d’action de Clara avec les Tanissiens (qui vont trouver leur place dans le tome 2)



3)      Focus@will : c’est Lionel Davoust qui a donné le tuyau sur son blog. Il s’agit d’un site qui propose en lecture sur le net des musiques d’ambiance variées pour aider à se concentrer. Lionel explique tout ça très bien ici : http://lioneldavoust.com/item/focuswill/. J’ai testé, on peut le faire gratuitement, c’est pas mal. Au contraire des musiques inspirantes qui précèdent, le son « neutre » proposé par focus@will permet de faire le vide autour de soi, par exemple pour se détacher des bruits extérieurs ou de tout ce qui peut distraire. Il ne s’agit pas d’évoquer des images, mais de trouver une paix intérieure facilitant l’inspiration. Une autre façon d’utiliser le son pour produire de l’écrit, donc.



Et vous, vous écrivez en musique ?